CHEOPS: la première photo du satellite

La première photo de Cheops

La première photo de CHEOPS est floue. Il faudra encore deux mois de tests et de mise au point pour que le satellite puisse remplir sa mission première : caractériser les exoplanètes voisines du Soleil.

La première photo de Cheops

L’image de l’étoile connue sous le nom de HD 88111, prise par l’observateur d’exoplanètes Cheops de l’ESA lors de sa mise en service en orbite au début de 2020. L’étoile est située dans la constellation de l’Hydra, à quelque 175 années-lumière de la Terre, et elle n’est pas connue pour héberger toutes les planètes en orbite.
Pour démontrer la stabilité du satellite et de l’instrument, Cheops a pris une image de cette étoile toutes les 30 secondes pendant 47 heures consécutives.

Lancé en décembre 2019, Cheops, ou le satellite caractérisant l’exoplanète, a ouvert les yeux sur l’univers fin janvier et a pris peu de temps après ses premières images d’étoiles intentionnellement floues. La défocalisation délibérée est au cœur de la stratégie d’observation de la mission, qui améliore la précision des mesures en répartissant la lumière provenant d’étoiles lointaines sur plusieurs pixels de son détecteur.
La précision est la clé de la recherche sur les exoplanètes d’aujourd’hui. Plus de 4000 planètes – et plus encore – sont connues pour être en orbite autour d’autres étoiles que le Soleil. Un suivi clé consiste à commencer à caractériser ces planètes, en imposant des contraintes sur leur structure, leur formation et leur évolution.
La mission de Cheops: prendre les mesures pour caractériser les exoplanètes par la mesure précise de leur taille – en particulier celles des planètes plus petites. Avant d’être déclaré prêt pour la tâche, le petit satellite de 1,5 mètre devait passer un grand nombre de tests.

Des performences exceptionnelles

Le télescope Chéops

Avec la première série d’essais en vol, réalisée entre janvier et février, les experts de la mission ont commencé à analyser la réponse du satellite, et en particulier du télescope et du détecteur, dans l’environnement spatial réel. En mars, Cheops s’est concentré sur des étoiles bien étudiées.
Cette approche a permis aux équipes de l’ESA, du consortium de la mission et d’Airbus Espagne – le maître d’œuvre – de vérifier que le satellite est aussi précis et stable que nécessaire pour atteindre ses objectifs ambitieux.
La période de mise en service a démontré que Cheops atteint la précision photométrique requise et, surtout, elle a également montré que le satellite peut être commandé par l’équipe du segment sol selon les besoins pour effectuer ses observations scientifiques.

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