Recherche sur les atmosphères d’exoplanètes

Recherche sur les atmosphères d'exoplanètes (E3ARTHs)

Concernant la recherche sur les atmosphères d’exoplanètes, Franck Selsis, directeur de recherche et responsable de l’équipe ECLIPSE (Exoplanets – CLImates – Planetary Systems Evolution) au LAB, a, en 2007,  participé à la première détection d’une molécule (H2O) dans l’atmosphère d’une exoplanète à l’aide du télescope spatial Hubble, ainsi qu’à la première détection des exoplanètes de type et de température de la Terre en 2014 (Kepler 186 f, trouvé à l’aide du télescope

Recherche sur les atmosphère d'exoplanètes

spatial Kepler). Il est également membre du consortium qui a révélé en août 2016 la présence d’une exoplanète potentiellement habitable autour de Proxima, l’étoile la plus proche du Soleil.

Le projet ERC (E3ARTHs) 2008-2013

Jusqu’au milieu des années 2000, les méthodes d’observation se limitaient à détecter des exoplanètes géantes et / ou très chaudes, à déterminer leurs paramètres orbitaux et à ne permettre d’estimer que leur masse et / ou rayon. Vers 2007, l’exploration des exoplanètes est entrée dans une nouvelle phase en raison des caractéristiques spectroscopiques de leur atmosphère (température, composition chimique, circulation), et d’autre part en détectant plus de planètes type terrestres par leurs dimensions et température. Ces nouvelles observations de la Terre et de l’espace ont ouvert la voie à une planétologie comparative, qui ne se limite plus à notre système solaire, mais à de très nombreux systèmes planétaires peuplant notre coin de la galaxie.
Le projet E3ARTH a aidé à développer des modèles atmosphériques permettant d’interpréter les observations et d’étudier la diversité des conditions physicochimiques et climatiques sur les planètes extrasolaires, des planètes gazeuses géantes les plus chaudes aux planètes telluriques modérées et potentiellement habitables.

Kepler-22b: plus près de trouver une Terre

Kepler22b - exoplanète

Kepler-22b, une planète connue pour tourner confortablement dans la zone habitable d’une étoile semblable au soleil. C’est la première planète que la mission Kepler de la NASA a confirmée en orbite dans la zone habitable d’une étoile – la région autour d’une étoile où l’eau liquide, une exigence de la vie sur Terre, pourrait persister. La planète mesure 2,4 fois la taille de la Terre, ce qui en fait la plus petite orbite jamais trouvée au milieu de la zone habitable d’une étoile comme notre soleil.
Les scientifiques ne savent pas encore si la planète a une composition principalement rocheuse, gazeuse ou liquide. Il est possible que le monde ait des nuages dans son atmosphère, comme illustré ici dans l’interprétation de l’artiste.

Ce diagramme compare notre propre système solaire à Kepler-22, un système stellaire contenant la première planète « zone habitable » découverte par la mission Kepler de la NASA. La zone habitable est le point idéal autour d’une étoile où les températures sont bonnes pour que l’eau existe sous sa forme liquide. L’eau liquide est essentielle à la vie sur Terre. L’étoile de Kepler-22 est un peu plus petite que notre soleil, donc sa zone habitable est légèrement plus proche. Le diagramme montre le rendu d’un artiste de la planète en orbite confortable dans la zone habitable, similaire à l’endroit où la Terre tourne autour du soleil. Kepler-22b a une orbite annuelle de 289 jours. La planète est la plus petite orbite connue au milieu de la zone habitable d’une étoile semblable au soleil. C’est environ 2,4 fois la taille de la Terre.

Recherche sur les atmosphère d'exoplanètes - epler22b-terre schéma

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